La nuit de l’Hirondelle
Neyestani, Mana
Titre original :
traduit du farsi par Massoumeh Lahidji

En Iran, depuis une quinzaine d’années, le terme « parastoo » (hirondelle) désigne des femmes utilisées par les services de sécurité pour séduire, piéger ou monter des dossiers contre des hommes politiques et des personnalités publiques issues de différentes factions. Ces derniers temps, des vidéos dévoilant la vie privée de responsables proches des autorités iraniennes ont même circulé en ligne. Diverses spéculations entourent l’origine de ces images, certains avançant qu’elles auraient été enregistrées ou divulguées dans le cadre de rivalités internes et de luttes de pouvoir au sein du régime. La plupart de ces affaires n’ont jamais fait l’objet d’une enquête transparente et restent entourées d’un voile de silence et d’ambiguïtés.

Le sixième roman graphique de Mana Neyestani, raconte l’histoire de Zoraya Asadi, l’une de ces hirondelles, qui risque de se retrouver broyée dans une conspiration politique où se mêlent sexe, manipulations et meurtres… Les personnages et l’intrigue de ce récit sont fictifs. Toutefois, certaines des situations décrites s’inspirent d’événements, d’affaires et de témoignages rendus publics ces dernières années.

Informations
Parution le vendredi 19 février 2027

Format : 17x24cm, broché
200 pages n&b
Prix de vente : 20 euros
ISBN : 978-2-36990-480-9

Né à Téhéran en 1973, Mana Neyestani a une formation d’architecte, mais il a commencé sa carrière en 1990 en tant que dessinateur et illustrateur pour de nombreux magazines culturels, littéraires, économiques et politiques. Il devient illustrateur de presse à la faveur de la montée en puissance des journaux réformateurs iraniens en 1999.
 En 2000, il publie son premier livre en Iran, "Kaaboos" (Cauchemar), qui sera suivi de "Ghost House" (2001) et "M. Ka’s Love Puzzle" (2004). Catalogué comme dessinateur politique, Neyestani est ensuite contraint de faire des illustrations pour enfants. Celle qu’il a faite en 2006 a conduit à son emprisonnement et à sa fuite du pays. Entre 2007 et 2010, il vit en exil en Malaisie, en faisant des illustrations pour des sites dissidents iraniens dans le monde entier. Dans la foulée de l’élection frauduleuse de 2009, son travail est devenu une icône de la défiance du peuple iranien. En 2012, il publie en France le récit de son emprisonnement et de sa fuite d’Iran, "Une Métamorphose Iranienne" (coédition çà et là / Arte). Il publie ensuite en 2013 un recueil de dessins de presse, "Tout va Bien !", puis en 2015 son "Petit manuel du parfait réfugié politique" (çà et là / Arte).

Mana Neyestani a remporté de nombreux prix iraniens et internationaux, dont le Prix du Courage 2010 du CRNI (Cartoonists Rights Network International ). Membre de l’association Cartooning for Peace, il a reçu le Prix international du dessin de presse, le 3 mai 2012, des mains de Kofi Annan et le Prix Alsacien de l’engagement démocratique en 2015.
Mana Neyestani est réfugié politique en France depuis 2011 et vit à Paris avec sa femme.