Hantée
Moazzami, Shaghayegh
Titre original : Haunted (Iran)
Traduction de Hélène Duhamel

A l’âge de 30 ans, Shaghayegh Moazzami a quitté l’Iran pour le Canada à la faveur d’un mariage blanc. Dans Hantée, elle raconte toutes les difficultés qu’elle a connues dans son pays d’origine - aussi bien à l’école qu’au sein de sa propre famille - et qui l’ont poussée à s’exiler. Elle raconte surtout comment, une fois arrivée au Canada en 2016, elle n’a pour autant pas réussi à trouver de répit et a continué de subir le poids de la religion et des traditions inculquées dans sa jeunesse. Un poids qui s’est un jour manifesté par l’apparition d’une vieille femme imaginaire, bigote et ultraconservatrice. Une vieille femme qui se met à persécuter Shaghayegh, lui reprochant sans cesse son mode de vie occidental et lui faisant des remontrances chaque fois qu’elle fait quelque chose d’interdit ou de mal vu dans son pays (faire du vélo ou fumer quand on est une femme, boire de l’alcool, etc)...

Hantée est un récit autobiographique sans fard, une plongée dans la psyché perturbée d’une jeune femme en colère confrontée à des démons intérieurs et à une situation personnelle qui l’insatisfait au plus haut point. A travers ce récit, Shaghayegh Moazzami montre comment le peuple iranien, et singulièrement les femmes de ce pays, continuent de subir encore de nos jours une incroyable pression qui les marquera souvent à vie.

Informations
Parution le vendredi 4 juin 2021

Format : 17x24cm, broché
208 pages bichromie
Prix de vente : 20 euros
ISBN : 978-2-36990-293-5

Shaghayegh Moazzami est née en 1986 en Iran. En 2010, elle obtient le diplôme de l’Université des Beaux-Arts de Téhéran. Elle a commencé sa carrière en tant que peintre mais son intérêt pour la narration l’a rapidement poussé à l’illustration et à la bande dessinée. Elle a quitté l’Iran en 2016 pour s’installer au Canada. Depuis 2017, elle travaille en tant qu’illustratrice pour des magazines internet canadiens. "Hantée", est son premier roman graphique. Elle y raconte comment le poids de la mentalité conservatrice iranienne a continuer à lui peser même après son arrivée au Canada.