« Un portrait édifiant de l’Iran actuel » Le Monde

« Mana Neyestani démonte, dans une veine tragi-comique jubilatoire, une mécanique répressive cynique, arbitraire, toute-puissante en apparence, mais souvent absurde. » Télérama

« Aussi fin dans ce récit que dans ses magnifiques coups de crayon critiques des dictatures du Moyen-Orient, il revisite Kafka, à l’iranienne. » Rue89

« Un superbe roman graphique » L’humeur vagabonde sur France Inter

« Récit brut et sans pathos d’une longue et inévitable descente aux enfers, cet album livre un témoignage émouvant et précieux de la réalité du système totalitaire iranien. » France Soir

« Un superbe graphisme accompagne cette histoire à couper le souffle qui dépeint l’Iran dans ses engrenages les plus absurdes et violents. » Glamour

« Le récit, d’une sincérité et d’une humilité confondantes, prend aux tripes par l’absurde absolu et angoissant de la situation. » Dbd


Une Métamorphose iranienne
Neyestani, Mana
Titre original : Une Métamorphose iranienne
Traduction de Fanny Soubiran

Le cauchemar de Mana Neyestani commence en 2006, le jour où il dessine une conversation entre un enfant et un cafard dans le supplément pour enfants d’un hebdomadaire iranien. Le problème est que le cafard dessiné par Mana utilise un mot azéri. Les azéris, un peuple d’origine turc vivant au nord de l’Iran, sont depuis longtemps opprimés par le régime central. Pour certains, le dessin de Mana est la goutte d’eau qui fait déborder le vase et un excellent prétexte pour déclencher une émeute. Le régime de Téhéran a besoin d’un bouc émissaire, ce sera Mana. Lui et l’éditeur du magazine sont emmenés dans la Prison 209, une section non-officielle de la prison d’Evin, véritable prison dans la prison sous l’administration de la VEVAK, le Ministère des Renseignements et de la Sécurité Nationale. Ce n’est pas un endroit très agréable..
. Alors que le deux hommes subissent des semaines d’isolement et d’interrogatoires, les azéris organisent de nombreuses manifestations anti-gouvernementales. Les autorités font tirer sur les manifestants, faisant de nombreuses victimes. Pour les autorités, tout est de la faute de Mana.

Au bout de deux mois de détention, Mana obtient enfin un droit de sortie temporaire. Il décide alors de s’enfuir avec sa femme. Après un long périple qui les fera passer par les Émirats Arabes Unis, La Turquie et la Chine, ils parviendront à atteindre la Malaisie pour s’y installer avant de rejoindre Paris en 2010. Bouleversant, Une Métamorphose iranienne est une plongée en apnée dans le système totalitaire kafkaïen mis en place par le régime iranien.

dBD Award du meilleur album étranger 2012
Sélection Prix France Info 2013 de la bande dessinée de reportage

Une Métamorphose iranienne est une coédition Arte Editions / çà et là.

Informations
Parution le jeudi 16 février 2012

Format : 17,5x24,5 cm, broché
204 pages N&B
Prix de vente : 20 euros
ISBN : 978-2-916207-65-0

Né à Téhéran en 1973, Mana Neyestani a une formation d’architecte, mais il a commencé sa carrière en 1990 en tant que dessinateur et illustrateur pour de nombreux magazines culturels, littéraires, économiques et politiques. Il devient illustrateur de presse à la faveur de la montée en puissance des journaux réformateurs iraniens en 1999.
 En 2000, il publie son premier livre en Iran, "Kaaboos" (Cauchemar), qui sera suivi de "Ghost House" (2001) et "M. Ka’s Love Puzzle" (2004). Catalogué comme dessinateur politique, Neyestani est ensuite contraint de faire des illustrations pour enfants. Celle qu’il a faite en 2006 a conduit à son emprisonnement et à sa fuite du pays. Entre 2007 et 2010, il vit en exil en Malaisie, en faisant des illustrations pour des sites dissidents iraniens dans le monde entier. Dans la foulée de l’élection frauduleuse de 2009, son travail est devenu une icône de la défiance du peuple iranien. En 2012, il publie en France le récit de son emprisonnement et de sa fuite d’Iran, "Une Métamorphose Iranienne" (coédition çà et là / Arte). Il publie ensuite en 2013 un recueil de dessins de presse, "Tout va Bien !", puis en 2015 son "Petit manuel du parfait réfugié politique" (çà et là / Arte).

Mana Neyestani a remporté de nombreux prix iraniens et internationaux, plus récemment, le Prix du Courage 2010 du CRNI (Cartoonists Rights Network International ). Membre de l’association Cartooning for Peace, il a reçu le Prix international du dessin de presse, le 3 mai 2012, des mains de Kofi Annan et le Prix Alsacien de l’engagement démocratique en 2015.
Mana Neyestani est réfugié politique en France depuis 2011 et vit à Paris avec sa femme.